Bayonne "nunquam polluta"

L'ancien nom de Bayonne est Lapurdum, nom du camp romain qui se tenait sur l'emplacement de la cathédrale Ste Marie.
Sa devise est nunquam polluta (« jamais souillée »), en référence aux nombreuses tentatives infructueuses de prise de la ville au cours des siècles avec pas moins de 14 sièges.
Bayonne depuis la Citadelle au début du XXe siècle
« Le nom de Bayonne pose toute une série de problèmes à la fois historiques et linguistiques qui n’ont toujours pas été élucidés » écrit Hector Iglesias. Différentes interprétations ont été données à la signification du nom de Bayonne : La terminaison -onne de Bay-onne peut renvoyer à celle des nombreux hydronymes en -onne ou aux toponymes qui en sont issus. 
Bayonne les quais de la Nive au début du XXe siècle
L'élément -onne procède, dans certains cas, du thème indo-européen *ud-r/n- (grec húdōr > hydro-, gothique wato « eau »), d'où *udnā « eau » et; unna, donné onno dans le glossaire de Vienne. Unna se réfèrerait donc à l'Adour. Ce type toponymique évoquant un cours d'eau traversant une localité, voire transféré à cette même localité, est commun. Il pourrait peut-être s'agir d'un augmentatif gascon à partir du radical d'origine latine Baia-, suivi du suffixe -ona au sens de « vaste étendue d'eau », ou d'un nom dérivé du basque bai « rivière » et ona « bonne », d'où « la bonne rivière » 
Bayonne depuis le pont Pannecau en 1910
Bayonne Les Halles en 1910
Bayonne Les Halles en 1910
Autre proposition, celle d'Eugène Goyhenetche reprise par Manex Goyhenetche et soutenue par Jean-Baptiste Orpustan est bai una, le lieu de la rivière, ou bai ona « colline de la rivière » ;« C'est peut-être perdre de vue les nombreux toponymes urbains qui en France, du nord au sud, sont nés de l'élément Bay-, Bayon-, tels Bayons, Bayonville, Bayonvilliers et qui posent le problème hors des sentiers battus, gascon ou basque. » ajoute Pierre Hourmat. Cependant, les formes les plus anciennes de Bayonne, Baiona indiquent clairement un féminin ou un thème en -a, alors que ce n'est pas le cas pour la série des Béon, Bayon, etc. En outre, Bayon- dans les Bayonville ou Bayonvilliers du nord de la France est manifestement le nom de personne germanique.
Bayonne la place de la Liberté depuis le Réduit au début du XXe siècle
Enfin, Alfonso Irigoyen, plaide de manière résolue en faveur d’une origine anthroponymique. L'élément Baio- pourrait représenter l'anthroponyme latin attesté Baius et d’une variante également attestée à l’époque romaine Baionius, voire d’un nom de personne d’origine germanique Baio.
Bayonne la porte des remparts Lachepaillet au début du XXe siècle











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