Bayonne des bains douches à la Belle Jardinière

Face au pont Mayou à Bayonne, le grand magasin parisien "A la Belle Jardinière" se détache dans le paysage.
On notera l'inscription basque "Eskualdunen Etchea" figurant sous les trois grandes baies (carte postale 1).


carte postale 1 - cliquer sur l'image pour l'agrandir
L'immeuble tel qu'il apparaît dans les années 1920 a fait l'objet d'une transformation Art Déco, l'architecte François-Joseph Cazalis (1872 - 1952) fut chargé de ce projet (carte postale 2).
carte postale 2 - cliquer sur l'image pour l'agrandir
On peut évaluer l'ampleur du chantier mené par Cazalis si l'on se réfère à l'établissement de bains & douches qui existait au début du XXe siècle. Une pancarte fixée sur le mur de façade vante l'utilisation d'eaux provenant de l'Ursuia (cartes postales 3 & 4).

Source : Bayonne de Nive et d'Adour de François Lafitte-Houssat

carte postale 3 - cliquer sur l'image pour l'agrandir

carte postale 4 - cliquer sur l'image pour l'agrandir

de nos jours - cliquer sur l'image pour l'agrandir

Le Pavillon Chinois à Anglet

A Anglet au coeur de la forêt de Chiberta existait autrefois "le Pavillon Chinois".
Beaucoup d'histoires ont circulées sur cette construction énigmatique ...


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On dit que c'est un militaire fou d'amour pour une belle tonkinoise qui fit construire cette bâtisse décorée de dragons.
On raconte également que ce fut un lieu de débauche ou l'aristocratie de la Côte basque venait loin des regards s'encanailler avec des demoiselles peu farouches.


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Mais tout ceci n'est que ragots et pures suppositions sur cette belle maison atypique dans le paysage angloy.
Le "Pavillon Chinois" fut rasé dans les années 80 emportant avec lui ses secrets.

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Biarritz d'hier à aujourd'hui


Plus de 100ans séparent ses 2 photos. À l'époque sur la place de la Liberté (actuelle place Clemenceau) en lieu et place de la bijouterie Artéon existait une épicerie fine.

La forme de radoub à Anglet

Sur la zone Blancpignon du Port de Bayonne, à Anglet, il existe une "forme de radoub" à savoir un bassin qui permet l’accueil de navires et leur mise à sec pour entretien, réparation, nettoyage.



La forme de Radoub est construite, en maçonnerie massive de pierre de taille, à la fin du XIXe siècle pour un coût de 1,7 million de francs de l’époque : elle est achevée en 1895. La mise en service de cette cale sèche coïncide avec l’arrivée de la première drague à vapeur du Port de Bayonne.
Après une période d’activité médiocre, le XIXe siècle marque par le renouveau du Port de Bayonne puisque ce dernier est devenu un port industriel avec l’implantation des Forges de l’Adour en 1881 – 1883. L’usine reçoit de l’extérieur les matières premières (houilles du Pays de Galles et minerai de fer de Bilbao). Et les bateaux repartent vers la Grande-Bretagne avec des traverses et des poteaux de mines provenant de la forêt des Landes.



En 1887, l’Etat confie la gestion du Port de Bayonne à la CCI de Bayonne. C’est donc dans ce contexte que la forme de Radoub est construite.



Pour la réparation ou le nettoyage d’un bateau, à marée haute, le bateau-porte flotte sur l’Adour ; on introduit le bateau à réparer dans la forme puis on vient placer le bateau-porte à l’entrée. Une fois le bateau-porte installé, on assèche immédiatement la forme afin que le niveau de l’eau à l’intérieur de la forme devienne inférieur à celui de l’Adour.
Cette forme de radoub est fermée par une porte appelée bateau-porte.



La chapelle Notre Dame de Guadalupe à Biarritz

A Biarritz, la chapelle Notre Dame de Guadalupe (ou chapelle Impériale) est une précieuse relique de l'ère impériale.



Sa construction à la demande de l'impératrice Eugénie en 1864, coïncidait avec l'installation de Maximilien sur le trône du Mexique après l'intervention des français en 1861.
La chapelle fut dédiée à Notre Dame de Guadalupe, la vierge noire vénérée par les mexicains.



C'est l'architecte Emile Boeswillwald, qui est à l'origine du plan et de la réalisation de la chapelle, mélange de néo-roman et de byzantin avec réminiscences hispano-mauresques. (1815 - 1896 -  Il succéda à Prosper Mérimée comme inspecteur général des Monuments Historiques et collabora avec Eugène Viollet-le-Duc).



La première messe fut célébrée pour l'anniversaire de la mort de la duchesse d'Albe, soeur de l'impératrice Eugénie, en 1865.

Classée monument historique depuis 1981, la chapelle est propriété de la ville de Biarritz qui l'ouvre à la visite et y fait célébrer chaque année quatre messes  
Le 9 janvier pour l'anniversaire de la mort de Napoléon III
Le 1er juin pour celui de la mort du prince Impérial
Le 11 juillet pour celui de l'Impératrice Eugénie
et le 12 décembre pour la fête de Notre-Dame de Gualdalupe. 







Mémoire de Bayonne : le port

A Bayonne, le port industriel se développe avec l'implantation au Boucau des Forges de l'Adour en 1881.


Dominant le paysage de plus de 60m, les cheminées de l'usine fournissaient un bon repère visuel aux navires entrant dans le port.



Les Forges furent initialement vouées à la fabrication de rails pour la Compagnie des chemins de fer du Midi.


Pour le besoin des Forges, le minerai de fer provient de Bilbao et le charbon de Newcastle.
Le portage des dockers s'effectuait au moyen d'une hougne. La charge totale atteignait régulièrement 80 à 90 kg sur les épaules !





Un jour à Bayonne : l'architecture bayonnaise


Les immeubles aux façades élevées qui forment le cœur historique de la ville sont bâtis sur de longues parcelles étroites du a l'emprise des fortifications militaires.

Le plateau de l'Atalaye à Biarritz 2ème partie

En Basque, Atalaye signifie « promontoire ». Le meilleur point de vue de la ville pour les pêcheurs de baleines, servant également de poste d’observation les jours de gros temps, pour signaler aux bateaux le moment idéal de rentrer au port.


La première croix fut plantée en 1759. Remplacée en 1936, suivant le voeu du curé Larre avant sa mort. La croix actuelle date de 1974.





La croix de l'Atalaye de nos jours

A l'emplacement de la cloche d'alarme se trouvait la croix des trépassés, en mémoire du capitaine Berdoulin et de son fils, noyés au pied de l'Atalaye.



de nos jours - photo Régis Guichenducq


Au temps des traînières et des pinasses, lorsque couvait la tempête, les anciens aidaient les embarcations à franchir la passe. Ils mesuraient la cadence des houles, puis, béret à la main, ils tendaient le bras pour avertir l'équipage de se tenir prêt.










Au début du XXe siècle il y avait : la guérite de la douane, la chaumière, 
le sémaphore, la Villa Verte, la Villa Vizkaïna et la Tour de la Humade. De cet ensemble de bâtiments il ne reste plus rien.








Le plateau de l'Atalaye à Biarritz 1ère partie

Au dessus du Port des pêcheurs le plateau de l'Atalaye (En Basque, Atalaye signifie "promontoire") où les marins biarrots guettaient le passage des baleines. 

Le fort de Ferragus au XIXe siècle 
Au XIXe siècle on pouvaient encore voir les ruines du fort de Ferragus (ou de Belay) construit au XIIe siècle lorsque les anglais régnaient sur l'Aquitaine et le Labourd à la suite du mariage d'Aliénor avec Henri Plantagenêt. On dit que le fort fut construit sur les restes d'un ouvrage romain. 

La Tour dite improprement la *Humade dernier vestige du fort de Ferragus (de son vrai nom, La Haillé le feu ou brasier en gascon, détruit en 1943 par les Allemands).
Les marins retenus à terre par l'âge y montaient la garde. Lorsqu'ils prévoyaient que le retour au port serait trop dangereux, ils y enflammaient des faisceaux de paille humide. La fumée noire avertissait les pêcheurs qui mettaient alors le cap sur Guéthary ou Socoa.







La première, la vraie, la seule tour de la Humade se dressait depuis 1621 sur la colline d'en face, au-dessus de la Villa Belza.










La Tour la Humade dernier vestige du fort de Ferragus  détruit en 1943 par les Allemands pour y construire un blockhaus.










La Perspective et l'Atalaye après le bombardement de Biarritz.


Vers 1760, les pêcheurs formaient une association ayant pour but le sauvetage. La commune mit à leur disposition un terrain sur lequel ils installèrent un magasin pour leur provision de combustibles et une maisonnette.


Louise Moussempès née Million est la dernière occupante de la chaumière à avoir alimenté le feu de la tour. Fille de marin-pêcheur sauveteur, marchande de marée, très liée au syndicat des marins du port, elle connaissait tout le monde et tout le monde la connaissait.


En remplacement de l'ancien télégraphe Chappe, fut monté en 1860 un sémaphore, ou mât de signaux pour la télégraphie nautique universelle. Le sémaphore se doublait d'une station météorologique.



La tour de la Humade d'hier à aujourd'hui.